L'industrialisation se développe surtout dans les régions de Saint-Etienne et Roanne. Dans la plaine du Forez, l'économie agricole est peu dynamique à cause des fièvres paludéennes qui y sévissent (à cause des nombreux étangs). Une élite de grands propriétaires terriens renforce l'agriculture par de grands travaux. Les terres sont drainées, fertilisées, le canal du Forez (44 km) pour l'irrigation est creusé en 1871. Les étangs piscicoles créés à l'époque des comtes après l'assèchement des marécages, sont aménagés plus rationnellement et deviennent des étangs de chasse de gibier d'eau, ce qui contribue à la transformation du paysage. Certains étangs sont utilisés pour rouir le chanvre cultivé dans la plaine.
Les eaux de Sail-sous-Couzan sont exploitées vers 1880 (anciens thermes).
La ligne de chemin de fer Saint-Etienne – Montbrison desservant Boën est construite.
Le territoire s'essaie à la sériciculture pour la production de soie vers 1830 mais une épidémie y met fin en 1850.
Le vignoble est reconstitué après sa destruction par le phylloxéra.
Les maîtres de forges s'installent sur les bords du Lignon alors que la plupart s'établissent sur le bassin houiller stéphanois.
En 1856, la préfecture de la Loire est transférée de Montbrison à Saint-Etienne.
L'urbanisme connaît une grande mutation au Second Empire. La route de Lyon-Clermont-Ferrand perce l'agglomération de Boën. L'hôtel de ville et la halle sont érigés. Des maisons bourgeoises sont construites vers 1900.