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Histoire du Pays d'Astrée

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Les grandes périodes de l'histoire du Pays d'Astrée en quelques mots :

L'homme préhistorique a laissé des traces de son passage en Forez dans la période de 14 000 à 9 500 ans avant J-C, comme en attestent la grotte des Fées de Sail-sous-Couzan et l'oppidum des Débats-Rivière-d'Orpra.

Au Vème siècle avant J-C, de nombreux peuples celtes envahissent l'Europe. Les Ségusiaves s'installent en Forez. La tombe du guerrier de Marcilly-le-Châtel est un des vestiges de leur présence.

Après la conquête de la Gaule par Jules César en 52 avant J-C, les Romains s'installent dans le pays conquis. Ils prennent les eaux à Sail-sous-Couzan et le Forez s'accommode très bien de la tutelle romaine, preuve en est le développement de grandes cités romaines telles que Moingt et Feurs située sur la grande voie d'Aquitaine allant de Lyon à Bordeaux. Le Forez tire son nom de Feurs qui signifie Forum Segusiavorum.

Le trésor de Saint-Sixte (visible au musée archéologique de la Diana à Montbrison), enfoui entre 250 et 270, comporte un chaudron de bronze, de la vaisselle (dont deux vases sur lesquels est inscrit le nom de Siitus Julius Basilus) et des pièces de monnaie.
Au IVème siècle, c'est le début du Christianisme. Des sources donnant lieu à des cultes anciens sont christianisées : la source de sainte Albane à Leigneux et la source de saint Porcaire à Montverdun renommée ainsi pour son pouvoir sur la vue, du nom de l'abbé de Lérins, tué par les Sarrazins et dont les reliques sont conservées à Montverdun où il est né).

Au VIIIème siècle, les Sarrazins pillent la vallée du Rhône et remontent jusqu'au Forez. Montverdun et Couzan sont assiégés. La légende dit que : encerclés depuis longtemps, en désespoir de cause, les assiégés jettent leur dernier pain par-dessus les remparts. Croyants qu'ils avaient encore de nombreuses provisions, les Sarrazins lèvent le siège.

Au Xème siècle, le Forez fait partie du comté de Lyonnais. Un conflit d'autorité éclate entre les pouvoirs religieux et politiques. Et en 1173, c'est la « permutio ». L'archevêque reste à Lyon, côté Empire. Le comte de Lyonnais, Guy II, s'installe du côté du royaume dans le comté indépendant de Forez où il crée sa capitale Montbrison et prend le titre de comte du Forez. Il s'assure de la fidélité des comtes de Rochefort puis de Couzan. En 1222, Guy IV engage une guerre victorieuse contre le sire de Beaujeu qui a des prétentions sur le château de Couzan (forteresse de Couzan). Le comté est indépendant et gouverné comme un petit royaume, mais, en 1371, il échoit aux Bourbons et, plus tard, à la couronne de France.

Les maisons fortes sont abandonnées ou transformées, c'est ainsi que Claude d'Urfé érige la somptueuse demeure de la Bâtie(château de la Bâtie d'Urfé) et que le grand juge Jean Papon transforme Goutelas en un haut lieu de l'Humanisme (plan en H du château de Goutelas).

Il a laissé le souvenir des expéditions de Mandrin qui, à la tête d'une armée de contrebandiers, s'en prenait aux agents de l'impôt. A Boën, où il est de passage à la tête d'une centaine d'hommes le 23 octobre 1754, il oblige les marchands de tabac à lui acheter un lot de tabac et d'étoffes. Devant la menace d'incendie de la ville, les débitants amassent tout l'argent qu'ils peuvent et empruntent à l'hôpital 1200 livres sur les 2000 réclamées.

La Contre Révolution de Lyon, mouvement fédéraliste, s'étend au Forez l'été 1793. Boën, qui possède une « société populaire », proteste contre les mesures envisagées par les fédérés de Montbrison et réunit les gardes nationales des environs. La ville de Boën est occupée puis libérée le 9 septembre par les gardes nationaux de Roanne. Le chef révolutionnaire reprend vigueur. Un comité de Salut Public administre le canton.

Jean-Marie Punctis de la Tour, seigneur de Boën qui vient de faire construire son château (Château Musée de la Vigne) par l'architecte italien Dal Gabbio, participe à cette contre-révolution lyonnaise et est fusillé à Lyon en décembre 1793 parmi 206 Foréziens.

L'industrialisation se développe surtout dans les régions de Saint-Etienne et Roanne. Dans la plaine du Forez, l'économie agricole est peu dynamique à cause des fièvres paludéennes qui y sévissent (à cause des nombreux étangs). Une élite de grands propriétaires terriens renforce l'agriculture par de grands travaux. Les terres sont drainées, fertilisées, le canal du Forez (44 km) pour l'irrigation est creusé en 1871. Les étangs piscicoles créés à l'époque des comtes après l'assèchement des marécages, sont aménagés plus rationnellement et deviennent des étangs de chasse de gibier d'eau, ce qui contribue à la transformation du paysage. Certains étangs sont utilisés pour rouir le chanvre cultivé dans la plaine.

Les eaux de Sail-sous-Couzan sont exploitées vers 1880 (anciens thermes).

La ligne de chemin de fer Saint-Etienne – Montbrison desservant Boën est construite.

Le territoire s'essaie à la sériciculture pour la production de soie vers 1830 mais une épidémie y met fin en 1850.

Le vignoble est reconstitué après sa destruction par le phylloxéra.

Les maîtres de forges s'installent sur les bords du Lignon alors que la plupart s'établissent sur le bassin houiller stéphanois.

En 1856, la préfecture de la Loire est transférée de Montbrison à Saint-Etienne.

L'urbanisme connaît une grande mutation au Second Empire. La route de Lyon-Clermont-Ferrand perce l'agglomération de Boën. L'hôtel de ville et la halle sont érigés. Des maisons bourgeoises sont construites vers 1900.

L'industrialisation se met en marche au début du siècle. Le textile est supplanté par la métallurgie. Un barrage sur le Lignon est créé. Les établissements Moizieux et Gauchon sont les piliers de l'activité locale. Ils font du laminage et des brides de raccord.

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